“La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.” Simone Weil

“Aucun parti ne satisfait donc à la définition de la démocratie dont se prévalent les hommes politiques.1” Michel Offerlé, Les Partis Politiques, Collection Que sais-je , PUF

Les partis politiques ont le quasi-monopole du pouvoir politique légitime. Que ce soit à travers les candidats qu’ils proposent, ou bien les lois qu’ils font passer, ils sont le moteur de la politique contemporaine. S’il existe des exceptions au niveau local (des maires non-encartés), c’est d’autant plus vrai à mesure que le poste est important. Pourtant, la prépondérance des partis n’était bien souvent pas prévue par les Constituants. En France par exemple, ce n’est qu’à partir du Second Empire que le mot parti désigne davantage une organisation qu’une nuance ou qu’une couleur2. Qu’est-ce qu’un parti ? « Un parti est une entreprise de représentation participant à la compétition politique (aux formes légitimes historiquement variables) et prétendant, avec ses concurrents, monopoliser le droit de parler au nom des profanes et les représenter : peu importe donc que ses dirigeants aient une probabilité faible ou nulle d’accéder aux positions de pouvoir. » Selon Michel Offerlé, professeur à l’Ecole Normale Supérieure (ULM) ; « Un parti politique doit d’abord être pensé comme un espace de concurrence entre des agents, comme une entreprise politique d’un type particulier 3», « dans la compétition politique, l’enjeu est au moins autant de parler pour se maintenir sur le marché que d’accéder aux positions de pouvoir politique légitimes’ (Gaxie-Lehingue, 1984).4 » Depuis l’instauration du suffrage universel -en 1848 en France5, entre 1792 et 1856 selon les Etats aux Etats-Unis, et en 1867 au Royaume-Uni-, tous les citoyens peuvent voter. Toutefois, nous venons de le voir, voter ne suffit pas pour être un véritable citoyen. Pour cela, il faut participer à l’élaboration des lois, et donc adhérer à un parti. Dans la grande majorité des cas, il faut donc payer une somme dont le tarif dépend de nombreux facteurs alors même que les partis sont financés par l’Etat (Près de 70 millions d’euros en 2010 rien que pour la France6). Ceci exclut de fait la partie la plus précaire de l’électorat7.

Un désaveu profond

Dire que le désaveu des partis politiques français est fort est un euphémisme. Interrogés en 2014 sur le niveau de confiance qu’ils ont dans leurs institutions, les Français placent les partis politiques bons derniers parmi 17 institutions8. Avec un taux de confiance de seulement 8%, les partis réussissent le tour de force d’arriver, entre autres, loin derrière les banques (35%), l’Union Européenne (31%), les députés (23%) et les médias (23%). Ainsi, 41% des Français ont “Plutôt pas confiance” dans les partis, 51% “Pas confiance du tout”, et seulement 1% “Tout à fait confiance”. Ceci se traduit par un nombre d’adhérent très bas. Avec moins de 2% du corps électoral encarté, soit un maximum de 600 000 adhérents, on comprend que les partis renforcent plus le manque de représentativité qu’ils ne l’endiguent. Encore une fois, si les partis Français sont parmi les plus désavoués, la situation est commune à de nombreux pays, avec près de 15% du corps électoral encarté en Autriche, 9% en Finlande, 6% en Suède, 6% en Grèce…9 Le recul des partis apparait comme général comme le montre Dalton et Wattenberg dans leur travail Party Politics10. Voilà pour les chiffres, mais tentons maintenant de comprendre pourquoi.

Commençons par un cas particulier, celui de Achraf Ben Brahim. Issu de Sevran, ville où l’abstention dépasse les 50%, son histoire débute lorsqu’il se présente dans la liste d’un ami aux élections législatives. Homme de conviction, sans parti, son ami a à coeur de s’adresser aux nombreux abstentionnistes. Ce dernier fait un score extêmement bas, et il se sent même trahi par ses partenaires. Achraf Ben Brahim restera marqué par cette courte expérience. L’histoire ne s’arrête pas là, et en réalité, c’est même ici qu’elle débute. Achraf Ben Brahim, alors étudiant en droit et sciences politiques adhère alors à 10 partis politiques en 1 an pour explorer le monde du militantisme, expérience qu’il relate dans son livre Encarté! Mon immersion dans les partis politiques. Son constat : “La politique c’est surtout des plans de carrière et des affirmations dont on ne différencie jamais la posture de la conviction, le dévouement de l’intéressement, la vérité du mensonge”. Selon lui, il faut “politiser les gens”11, malgré le fait qu’il apparaisse lui aussi comme désabusé par les partis. Ce désenchantement profite aux extrêmes, qui sont en progression dans bon nombre des pays d’Europe. En France, c’est le FN qui tire son épingle du jeu en dénonçant un système “UMPS”12. Ces extrêmes récupèrent les voix des classes populaires qui sont, comme le constate Braconnier et Dormagen dans leur livre La démocratie de l’abstention : Aux origines de la démobilisation électorale, les principaux touchés par l’abstention. Pourtant, il est possible que ce soit la nature même des partis qui explique ce désaveu.

Des partis nécessairement oligarchiques.

“Il n’existe peut-être pas de chef de parti qui ne pense et n’agisse, et, s’il possède un tempérament vif et un caractère loyal, qui ne parle comme parlait, dit-on, le roi Soleil : ‘Le parti, c’est moi’”13.
Robert Michels, Les Partis Politiques

Le caractère oligarchique (le gouvernement par le très petit nombre, oligo en grec) des partis politiques a été souligné par de nombreux auteurs et fait consensus. Le débat porte plutôt sur la question de savoir s’il est oligarchique par nature, comme le pense Ostrogorski, Weber et Schumpeter, ou plutôt par devenir, comme Panebianco14. Quoi qu’il en soit, si les gens évoluent, les partis eux ne semblent pas avoir tant changé que ça. La raison en est simple, et peu l’ont expliquée si clairement que Robert Michels en 1911. Dans ce qui deviendra un classique de la sociologie des organisations ainsi que de l’étude et l’analyse des partis politiques, il expliquait :

“L’organisation est la source d’où naît la domination des élus sur les électeurs, des mandataires sur les mandants, des délégués sur ceux qui les délèguent. Qui dit organisation, dit oligarchie. Toute organisation de parti représente une puissance oligarchique reposant sur une base démocratique. On trouve partout électeurs et élus. Mais on rencontre aussi partout un pouvoir presque illimité des élus sur les masses qui élisent. La structure oligarchique de l’édifice en étouffe le principe démocratique fondamental. Ce qui est opprime ce qui devrait être. Pour les masses, cette différence essentielle entre la réalité et l’idéal est encore un mystère.15

Qui dit organisation sous-entend presque immanquablement hiérarchie, et qui dit hiérarchie dit domination. Le supérieur, c’est celui qui est là pour vérifier que je fais bien ce qu’il veut que je fasse. Le caractère oligarchique des partis en est tellement fondamental qu’il le souligne dans le sous-titre même de l’ouvrage : Les Partis Politiques : Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties. Il est frappant de constater à quel point cet ouvrage est plus de 100 ans plus tard toujours d’actualité.

Pour vérifier la théorie en pratique, il suffit d’observer les caractéristiques sociologiques des cadres des partis. Rossi-Landi résumait assez fidèlement la situation en disant que les dirigeants des partis se ressemblent plus entre eux qu’ils ne ressemblent à leurs militants. Ceci corrobore encore une fois le constat d’Achraf Ben Brahim, qui explique non seulement qu’il existe une discrimination sociale très forte dans les partis, mais en plus, qu’elle est proportionnelle à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Par exemple, pas un seul des 50 cadres exécutifs de l’UMP n’est issu des classes populaires. Ainsi, “plus on monte dans les hiérarchies partisanes, moins les ‘dirigeants’ ressemblent ‘photographiquement aux dirigés’.16” Certes, il existe plus de mobilité sociale dans certains partis, notamment dans les extrêmes, que dans d’autres. Toutefois, le mieux n’est pas toujours le bien, et dans ce domaine, force est de constater qu’il reste beaucoup de travail à accomplir, même pour les extrêmes. De plus, par définition, les extrêmes ne sont-ils pas justement supposés être des marginaux ? En sous-entendant dans leur appelation même qu’ils sont incapables d’être modérés, on décrédibilise leurs idées avant même qu’elles ne soient proposées, en les rendant implicitement marginales. Et c’est là un des problèmes essentiels et inhérents aux partis : ils morcèlent l’espace politique, le polarise.

Diviser pour mieux régner

« En outre, les votes sur les différentes questions font toujours apparaître un clivage identique. Cela fait présumer qu’à chaque fois les députés ne votent pas en fonction des arguments effectivement échangés en séance, au cours de la discussion parlementaire, mais en fonction d’une décision prise à l’extérieur du parlement. En général, chaque camp se détermine en fonction de sa position par rapport au gouvernement : le camp majoritaire soutient automatiquement le gouvernement qui émane de lui et le camp minoritaire s’y oppose.17»
Bernard Manin

La logique partisane a ceci de caractéristique qu’elle polarise que ce soit pour les représentants ou pour les représentés. En étant non plus un simple élu, mais également le candidat du parti, on limite la liberté de choix du représentant. Il ne s’agit plus simplement de décider ce qui est juste, peu importe la couleur de l’idée, mais d’être en accord ou non avec la ligne du parti. Selon l’importance des sujets traités, une importance déterminée notamment par le parti lui-même, on peut prendre le risque de se mettre à dos le principal contributeur à sa carrière politique actuelle mais également future. De même pour les représentés ; les thèmes de campagne sont fortement polarisés. Traditionnellement plus conservatrice, la droite est plus préoccupée par la sécurité, l’immigration. Ces thèmes sont ainsi davantage vus comme des thèmes de droite. Plus progressiste, la gauche a tendance à se concentrer sur les avancées sociales. Sécurité ou progression sociale, droite ou gauche, pourquoi devoir choisir ? La sécurité est importante, l’immigration aussi, de même que les avancées sociales. Aucun thème ne devrait être la chasse gardée d’une couleur politique particulière. Il n’y pas de mal à être d’accord avec un parti sur un thème, et avec un autre sur un thème différent. Toutefois, il est impossible de faire un vote à la carte, qui serait sans doute pourtant bien plus représentatif des aspirations réelles des citoyens.

Il en est de même pour les programmes politiques des différents candidats et/ou partis qui complexifient la politique. Il faudrait consacrer des heures ne serait-ce que pour lire l’ensemble des programmes, davantage encore pour les comprendre. D’autant plus que le citoyen sait l’importance minime de son vote. Ce n’est sans doute pas sa voix qui changera l’issue du résultat, et ce serait dès lors un bien mauvais calcul d’y consacrer autant de temps. Quand bien même il le ferait, il lui serait impossible de distinguer les mesures que le candidat appliquera une fois au pouvoir de celles qui ne resteront que des promesses de campagne. D’autant plus qu’une grande partie de l’action d’un gouvernant tient à la conjoncture et à ce titre, ne figure pas dans son programme. Que l’on soutienne cette action ou non, qui pouvait prévoir que François Hollande déciderait d’envoyer des troupes au Mali. Quel citoyen a pu donner son avis sur ce choix dont les implications géostratégiques sont importantes ? C’est encore plus visible aux Etats-Unis, avec les guerres qui ont suivis le 11 Septembre. D’une part, la population n’a pas eu à donner son avis pour choisir si oui ou non une guerre en Irak, en Afghanistan était nécessaire. Mais, même si cela avait été le cas, quel choix aurait eu la population ? Les informations dont elle disposait -à savoir la présence d’armes de destruction massive en Irak- étaient tout simplement fausses. Enfin, et c’est là sans doute l’effet le plus nocif des partis : il tend à sanctionner dans des élections jugées moins importantes le bilan du parti au pouvoir. Des équipes qui travaillent et proposent un projet municipal crédible peuvent ainsi connaître un naufrage lors des élections. Naufrage qui a davantage à voir avec le gouvernement qu’avec leur programme. Ce n’est donc parfois pas le projet le plus sérieux qui gagne, mais celui proposé par l’opposition.

Vote utile contre vote alternatif

L’existence même du terme “Vote utile” est problématique en soi. Il y aurait donc des votes inutiles ? Des partis à qui ce serait une erreur de donner son vote puisqu’ils n’ont, de toute façon, aucune chance ? Le vote n’est pas censé être un pari sportif, dans lequel on parierait pour les plus forts, les champions. Ce doit être l’expression d’une opinion. Un processus nécessaire dont la réussite dépend de la sincérité des opinions proposées. Comment ne pas voir que le vote utile renforce la prophétie autoréalisatrice des sondages ? Il rend impossible de distinguer les votants par convictions des votants par défaut. Il existe pourtant une alternative connue de longue date, qui s’appelle justement le vote alternatif.

Le concept du vote alternatif est simple. Plutôt que de voter uniquement pour un parti/candidat, on hiérarchise son vote. Si notre premier choix reçoit un nombre de voix insuffisant, notre voix est redirigée vers notre deuxième choix afin qu’il ne soit pas “perdu”. Fini le vote utile. C’est un système qui permet d’optimiser l’opinion exprimée, en contentant un maximum de personnes, tout en permettant aux gens de ne pas s’autolimiter dans leurs votes. Problème ? Aucun, si ce n’est qu’un tel système remet en cause l’hégémonie des grands partis. C’est-à-dire ceux qui ont le monopole du pouvoir. Dès lors, le changement paraît impossible. Le vote utile ne fait rien d’autre que renforcer les forces en place, favoriser l’immobilisme. Et c’est exactement ce que cherchent les principaux partis ; conserver leur mainmise sur le pouvoir. Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations -l’ancêtre de l’ONU- et lauréat du prix Nobel de la paix en 1920 déclarait donc à juste titre : “Les partis sont toujours en retard sur les idées.” Toutefois, l’arrivée des nouvelles technologiques fait bouger lentement des frontières que l’on croyait inamovibles jusque là.

Un renouveau des partis ?

Alexandre Le Grand : Pourquoi troubles-tu la terre ?
Le Pirate : Du même droit que tu troubles la terre. Mais comme je n’ai qu’un petit navire on m’appelle pirate, et parce que tu as une grande flotte, on t’appelle conquérant18.

Ces dernières années ont été marquées par l’apparition de nouveaux partis. Du Parti Pirate créé par Rickard Falkvinge en Suède en 2006 avant de s’étendre au reste du monde, à Podemos en Espagne, créé en mars 2014 par le Professeur de Sciences Politique Pablo Iglesias, ils proposent un nouveau modèle. Rick Falckvinge fondateur du parti pirate, expliquait “En suivant les règles, vous finirez toujours par perdre.”19 En effet, puisque les règles ont été faites par ceux au pouvoir, ils les ont faites de manière à y rester. Le Parti pirate est spécifique puisqu’il a une fin négative et non positive. En effet, il s’agit avant tout de défendre les libertés civiles et le partage, plutôt que de proposer un véritable programme politique. En tout cas, c’est le seul parti en France à rendre possible une adhésion pour 0€20. Toutefois, ces partis ont beau être nouveaux et proposer quelques avancées telles que le tirage au sort des candidats pour le parti Nouvelle Donne, ou des décisions plus participatives pour le Parti Pirate, aucun ne révolutionne véritablement un mode de fonctionnement traditionnel et dépassé. Il y a donc des avancées, mais elles restent toutefois marginales. Quand bien même un nouveau parti véritablement novateur apparaitrait qu’il ne révolutionnerait pas la politique, mais uniquement le fonctionnement des partis politiques. Or, il s’agit là de deux choses bien différentes. Car réformer les partis ne résoudrait rien au problème, par exemple, des Lobbies, que nous allons étudier maintenant.

“La protection de la liberté de penser exige qu’il soit interdit par la loi à un groupement d’exprimer une opinion. Car lorsqu’un groupe se met à avoir des opinions, il tend inévitablement à les imposer à ses membres”.
Simone Weil, L’Enracinement

1 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.53.2 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.26.

3 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.7.

4 : Ibid, p.13.

5 : En réalité, il est instauré en France par le décret du 11 août 1792. Toutefois, l’une des premières mesures du Directoire, forme de gouvernement de la Première République Française de 1795 à 1799 sera de rétablir le suffrage censitaire : un exemple concret de la nature bourgeoise du régime. De plus, nous parlons là uniquement du suffrage universel masculin.

6 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.38 : 41,9 % de 166 528 438€ est envion égal à 70 millions d’euros.

7 : Pour un étudiant, les adhésions coûtent 36€ pour le Parti de Gauche et Europe Ecologie Les Verts : 20€ pour le PS, les Républicains et le Modem : 15€ pour le FN : entre 2 et 5€ pour le NPA.

8 : Fractures Françaises, Vague 2 : 2014. Une enquête Ipsos/Steria pour Le Monde, France Inter, Fondation Jean Jaurès et le Cevipof. Janvier 2014

9 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.51.

10 : Party Politics, 2001/1, 2004/4, Della Porta, Dalton et Wattenberg tiré de MANIN, Bernard, Principes du gouvernement représentatif, Flammarion, 2012, 347 pages.

11 : Le Grand Journal, Canal +, jeudi 16 Avril 2015, diponible ici : http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-grand-journal/pid5411-le-grand-journal.html?vid=1249539, consulté le 13 Octobre 2015.

12 : Achraf Ben Brahim va jusqu’à dire que le FN est composé de gens “trahi par l’UMP et le PS”. Source : Ibid.

13 : MICHELS, Robert, Les partis politiques, Editions de l’université de Bruxelles, 2009 (Première édition :1914), p.146.

14 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.50.

15 : MICHELS, Robert, Les partis politiques, Editions de l’université de Bruxelles, 2009 (Première édition :1914), p.262.

16 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.79.

17 : MANIN, Bernard, Principes du gouvernement représentatif, Flammarion, 2012, p.277.

18 : Alexandre le Grand et le pirate, Saint Augustin, La cité de Dieu, Livre IV, §IV.

19 : « If you follow the rules, you’ll always loose. », The Pirate Party – the politics of protest : Rick Falkvinge at TEDxObserver, disponible sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=zsl3-IEWgFg consulté le 13 Octobre 2015.