« Pour ceux d’entre nous qui veulent dominer la chaîne alimentaire, il ne peut pas y avoir de pitié. Il n’y a qu’une seule règle. Chasser ou être chassé. »
House of cards, épisode 1 saison 21

Sagesse et politique

Etymologiquement, la politique, c’est l’organisation de la cité (polis en grec). En toute logique, la vertu ou la compétence qu’il faudrait utiliser pour organiser la cité est la sagesse. Dès lors, puisque la philosophie n’est autre que l’amour de la sagesse, philosophie et politique devraient, en théorie, être inséparables. C’est ce qu’expliquait Platon dans le livre V de la République : “Il faut faire en sorte que les rois deviennent philosophes, ou alors que les philosophes deviennent rois.” Les hommes politiques, des philosophes, vraiment ? Un rapide coup d’oeil à l’hémicycle nous convainc du contraire2. Nos hommes politiques n’en sont certainement pas (qu’on se rassure, la situation n’est guère différente dans les autres pays). Il ne s’agit même pas d’une affirmation controversée, eux-mêmes reconnaissent que la politique est un monde caractérisé par sa violence. Jean-Luc Mélenchon définissait le monde politique en ces mots face aux caméras de France 5 : « C’est la cage aux fauves, donc tout le monde se bat. Le pouvoir est une sphère violente et le genre n’y change rien.3 » Pour une fois, tous les bords politiques s’accordent sur le sujet. Pour Roselyne Bachelot : « La politique c’est un lieu de pouvoir et c’est un lieu de cruauté. La durée de survie est à peu près la même que celle sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute.4 » Pourquoi ? C’est parce que la caractéristique nécessaire de l’homme politique n’est pas la sagesse, mais sa connaissance du fonctionnement du jeu politique et du pouvoir.

Or, le pouvoir est par essence mauvais. Attention, il peut être utilisé à bon escient. Mais, il faut garder à l’esprit que celui qui a le pouvoir, c’est celui qui a la possibilité de d’opprimer. C’est Machiavel qui pose dans Le Prince les fondements de la politique moderne. A tel point que le logo de Sciences Po Paris en est entièrement inspiré. En effet, ce logo représente un livre avec, à ses côtés, un loup et un renard. Il fait référence au Chapitre XVIII ;

« Etant donc dans la nécessité de savoir bien user de la bête, un prince doit prendre, de celles-ci, le renard et le lion, parce que le lion ne se défend pas des filets, le renard ne se défend pas des loups ; il faut donc être renard pour connaître les filets et lion pour effrayer les loups.5»

La force de son œuvre réside dans son réalisme : il désacralise le pouvoir politique. Il cherche à regarder la politique telle qu’elle est réellement, il s’oppose à la tradition chrétienne qui l’observe telle qu’elle devrait être. A ce titre, Machiavel est peut-être le premier des experts du doute. Son œuvre est révolutionnaire parce que l’objectif du livre n’est pas comment être bon, mais comment arriver au pouvoir puis le conserver. Il ne cherche pas à expliquer comment devrait fonctionner la société, il explique comment réussir au sein d’elle. L’objectif n’est pas de la modifier -en tout cas pas dans un premier temps-, mais de savoir l’utiliser afin d’obtenir et conserver le pouvoir. Il ne s’agit pas simplement de faire le bien commun, mais de satisfaire ses propres ambitions. Cela paraît plus proche de la réalité, et c’est pour cette raison que Machiavel représente le fondement de la politique moderne. A titre d’exemple, le président Nixon refuse de mettre fin à la guerre du Vietnam malgré l’absence de progrès sur le terrain, et contre l’avis de ses conseillers. A ce moment là, il ne cherche pas à prendre la meilleure décision, que ce soit pour la population américaine ou vietnamienne. En réalité, son objectif -comme il le dit lui-même- est « de ne pas être le premier président américain à perdre une guerre6 ».

Le triomphe du mal

Machiavel enseigne le mal. L’un de ses enseignements les plus importants est qu’il vaut mieux être « craint qu’être aimé », même si l’idéal consiste -logiquement- à être à la fois craint et aimé. Dans l’annexe du Prince, le commentateur de l’édition nous dit :

« Le machiavélisme est alors l’incarnation de l’immoralité en politique, qui ne consiste pas seulement à user de procédés condamnables – la ruse, le mensonge ou la violence – mais à réduire la politique à ceux-ci et à n’exclure aucun moyen, pourvu qu’il contribue à atteindre la fin visée.7 »

La raison en est simple, si une personne dans le jeu politique utilise l’amoralité, elle a un avantage inhérent à son comportement pour réussir face aux autres. Pour que le jeu politique soit juste, il faudrait que l’ensemble des joueurs se mette d’accord et respecte des règles dites justes. Toutefois, ceci est illusoire. Dans la réalité, au vu de l’ampleur de l’enjeu, il est certain qu’au moins un des joueurs va chercher à fausser le jeu. Dès lors, puisque l’important n’est pas de participer au jeu politique, mais de gagner, l’absence de règles devient la règle. C’est le triomphe de la ruse, du mensonge, et de la violence.

L’enjeu politique du pouvoir est trop important, et les risques trop minimes pour dissuader la tricherie. Dans son best-seller Freakonomics, Stephen Levitt (lauréat en 2003 de la prestigieuse médaille John-Bates récompensant le meilleur économiste américain âgé de moins de 40 ans) cite l’humoriste WC Fields ; « Ce qui vaut la peine qu’on le possède est ce qui vaut la peine qu’on triche pour l’obtenir8 ». Or, qu’est-ce qui vaut la peine d’être possédé si ce n’est le pouvoir ? S. Levitt poursuit :

« Pour chaque esprit qui se donne la peine de concevoir un ensemble de contraintes, une armée d’individus, plus ou moins intelligents, ne manquera pas de consacrer deux fois plus de temps à tenter de le subvertir. Sans vouloir préjuger du fait que la tricherie relève ou pas de la nature humaine, force est de constater qu’elle joue un rôle de premier plan dans quasiment toute entreprise humaine. Tricher est un acte économique primordial : c’est obtenir davantage en donnant moins9 ».

La tricherie accroît les chances de succès, et dans le jeu politique, tous les moyens sont bons pour accroître les chances de son succès.

Les implications de ce constat sont significatives. En politique, on ne change pas les règles du jeu, ce sont elles qui nous changent. De même que l’agneau ne peut triompher des loups, l’homme juste aura un mal infini à triompher dans le monde politique. La récurrence des affaires de corruption ou de conflits d’intérêts, et ce, au plus haut niveau, n’est pas un phénomène isolé. C’est avant tout l’aspect visible, commun non seulement à nos démocraties, mais plus largement à tout régime, d’une tendance plus large, d’un microcosme caractérisé par la course au pouvoir, l’ambition, et la recherche de l’intérêt personnel. Les politiques agissent avant tout pour eux non pas conjoncturellement, mais structurellement. Lord Acton déclarait « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument10 ». C’est ainsi que majoritairement les corrompus accèdent au pouvoir. Mais au juste, comment en vient-on à devenir gouvernant ?

La politique, un monde malsain ?

« Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront11 »
Alain, Propos sur le pouvoir

Michel Offerlé, professeur à l’Ecole Normale Supérieure explique :

“Dans leurs mémoires, les hommes politiques reconstruisent leur carrière sur le modèle légitime de la vocation*, quand elle est bien souvent le produit de hasards socialement déterminés qui font qu’un individu se trouve là au bon moment et dispose des capitaux adéquats“12

Il est vrai que la majorité des citoyens ne sont pas mus par l’ambition du pouvoir. Tout d’abord pour des raisons socio-culturelles, comme le montrent Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron dans Les Héritiers, où ils exposent le phénomène de reproduction sociale : le fils d’ouvrier a davantage de chance de devenir ouvrier et le fils d’avocat a davantage de chance de faire de longues études. Ce phénomène s’applique également à la politique. Découragés par les règles d’un jeu dont ils ne connaissent pas les règles, ou tout simplement pas assez machiavéliques pour y triompher, de nombreux citoyens ne font pas de carrière politique. On choisit donc pour gouvernants les seuls qu’il faudrait pour ainsi dire éviter, les seuls dont le parcours est avant-tout régi par l’ambition et l’intérêt personnel, et non par le désir de servir l’intérêt commun. Le fondateur du socialisme anarchiste, Michel Bakounine, allait jusqu’à dire que la possession de pouvoir transformait en tyran jusqu’à l’ami le plus dévoué de la liberté.13

Toutefois, le hasard -second élément de la citation de Michel Offerlé- demeure un phénomène inconnu et difficile à comprendre. C’est le fameux “effet papillon”. Par exemple, l’attentat du 7 janvier 2015 à Paris provoque un sentiment d’unité nationale jamais vu en France, et permet à François Hollande de remonter subitement de 20 points dans les sondages ! Nous reviendrons plus longuement sur la notion de hasard ultérieurement**: pour le moment, nous nous contenterons de dire que le timing de ces évènements peut être déterminant en politique ! Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le cas de la déclaration de guerre des Etats-Unis contre l’Irak. Si la Maison Blanche savait dès l’été que la guerre allait être déclarée, elle a attendu, de son propre aveu, l’automne pour renforcer les chances du camp au pouvoir lors des élections de mi-mandat14. C’est Andrew H. Card Jr., le chef du personnel de la Maison Blanche qui le confirme lui-même ; “Personne n’introduit de nouveaux produits en août15” ! Provoquer une guerre pour les intérêts des hauts placés, attendre pour maximiser ses chances aux prochaines élections, ce n’est pas étonnant en politique, rien de plus qu’un bon calcul. Georges Clémenceau disait très justement « La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires16», et il apparaît qu’il en est de même pour la politique. Comme la guerre, la politique est une chose trop grave pour être confiée à des politiques. Combien de guerres ont été menées afin de distraire l’attention des citoyens pour qu’ils oublient dans un sursaut patriotique les problèmes intérieurs ? Ainsi par exemple, la Commune de Paris en 1871 est une conséquence directe de la défaite de Napoléon III contre la Prusse. Ce dernier avait décidé de s’attaquer à la Prusse, pensant que la victoire serait facile, afin de faire oublier que Paris, la capitale, était hostile à son régime. S’agit-il d’une erreur d’expertise ? Pour y répondre, il faut se demander qu’est-ce que l’expertise du politique.

L’expertise du politique.

Dans une démocratie, l’un des domaines d’expertise fondamental du politique, ce qui lui permet d’atteindre le pouvoir, c’est la rhétorique. C’est réussir à convaincre les gens qu’ils ont besoin de lui. C’est celui qui « n’y [connaissant] rien, convaincra mieux que le connaisseur s’il s’adresse à des gens qui n’en connaissent pas plus que lui ».17 C’est sans doute Platon dans Gorgias qui résume le mieux l’absurdité de l’homme politique :

« Quand on réunit les citoyens pour sélectionner des médecins, des constructeurs de navires, ou toute autre profession, a t-on jamais prié l’orateur de donner son avis ? Non, car il est évident qu’il faut, dans chaque cas, choisir le meilleur spécialiste. De même, s’il s’agit de construire des murailles, d’aménager des ports et des arsenaux, ce n’est pas non plus aux orateurs, mais bien aux architectes, de donner des conseils. Et pour le choix des généraux, l’ordre des lignes de combat et la résolution d’occuper une place-forte, eh bien, ce seront alors les stratèges qui donneront leur avis, et non les orateurs. »18

Si le politique n’est expert en aucun domaine, pourquoi son avis compte plus ou tout autant que celui du spécialiste ? Parce qu’il a le pouvoir décisionnel. Fin 2013, des enfants étaient interrogés sur France Inter : « A quoi ça sert les élections ? Bah… A élire des députés.. Et à quoi ça sert les députés ? Bah… A préparer les élections. » Cette anecdote est reprise par Jacques Testard dans son livre L’humanitude au pouvoir. Il commente : « Comment dire mieux que le système s’auto-entretient, s’auto-justifie, et que le politique en meurt ?19 »

En France, l’école qui forme traditionnellement les politiques est Sciences Po Paris. Une grande partie de nos élites (politiques, économiques, et même journalistiques) en est issue. Un passage de Quelques idées sur la création d’une faculté libre d’enseignement supérieur d’Émile Boutmy, fondateur en 1872 de ce qui deviendra Sciences-Po Paris, est éclairant :

« Contraintes de subir le droit du plus nombreux, les classes qui se nomment elles-mêmes les classes élevées ne peuvent conserver leur hégémonie politique qu’en invoquant le droit du plus capable. Il faut que, derrière l’enceinte croulante de leurs prérogatives et de la tradition, le flot de la démocratie se heurte à un second rempart (!!!) fait de mérites éclatants et utiles, de supériorités dont le prestige s’impose, de capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie20. »

Pour une société plus égalitaire et plus démocratique, on repassera… Depuis, la situation s’est effectivemment améliorée : des IEPs de province ont été créés et une réforme fut mise en œuvre afin de transformer Sciences-Po Paris d’une société privée à un établissement public21. De plus, les IEPs sont davantage les symptômes que la cause du mal. Ils ont sans doute de nombreux défauts, mais force est de reconnaître qu’ils produisent des experts reconnus et de qualités dans des domaines divers et variés, dont -mais pas seulement- des hommes politiques. Ainsi, le problème, ce n’est pas que les IEPs produisent des hommes politiques ambitieux. Le problème, c’est que nos démocraties représentatives cherchent de tels hommes, des experts en rhétorique, en démagogie, afin de nous gouverner. Si il y a du progrès, fondamentalement rien n’a changé.

Un immobilisme patent

Voir encore aujourd’hui dans Le Prince les fondements de la politique moderne, c’est admettre que cette dernière n’a pas évolué. Pierre Manent dans l’Histoire intellectuelle du libéralisme nous dit ”Parler du « réalisme » de Machiavel, c’est donc avoir admis le point de vue de Machiavel : le « mal » est politiquement plus significatif, plus substanciel, plus « réel » que le « bien »” : parler aujourd’hui encore de ce réalisme, c’est le constat d’un immobilisme. Machiavel va plus loin qu’une simple définition du mal comme plus significatif, il dit : « Les hommes seront toujours méchants, s’ils ne sont pas rendus bons par la nécessité ». C’est sans doute pourquoi Francis Beacon proposait de lire Le Prince afin de mieux comprendre ceux qui nous dirigent. Mais les comprendre ne suffit pas, il faudrait être capable de les encadrer.

Toutefois, il existe une entité qui trouve grâce aux yeux de Machiavel. C’est le peuple :

« le peuple désire ne pas être commandé ni opprimé des grands, et les grands désirent commander et opprimer le peuple. […] on ne peut avec honnêteté satisfaire les grands, et sans atteintes pour autrui, mais le peuple, certes oui, parce que la fin du peuple est plus honnête que celle des grands, ceux-ci voulant opprimer et celui-ci n’être pas opprimé22 ».

A ce titre, on pourrait dire que Machiavel est le premier penseur démocratique. Quoi qu’il en soit, le peuple cherche seulement à ne pas être opprimé : c’est donc sur lui que doit reposer la forme de gouvernement la plus juste.

Ainsi, l’entité politique la plus juste est celle qui dispose du moins de pouvoir. En effet, ceux qui disposent du pouvoir, les grands, peuvent l’utiliser pour opprimer le peuple. Ceci est au final logique. Le pouvoir n’est un pouvoir que s’il est utilisé. Tandis que pour le peuple, ne pas être opprimé, constituerait déjà une avancée. Montesquieu ne dira pas autre chose dans l’Esprit des Lois ;

« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (…) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.23 ».

De même que ma liberté s’arrête là où commence celle des autres, il faudrait donc que mon pouvoir s’arrête là où commence celui des autres, et de même que tout citoyen dispose des mêmes libertés, il faudrait que tout citoyen dispose des mêmes pouvoirs. Nous l’avons vu, la seule légitimité est celle du peuple. Toutefois, pour des raisons pratiques (notamment la taille des Etats modernes), une démocratie où les citoyens voteraient directement leurs lois de façon similaire à Athènes est* impossible. C’est ici que la représentation entre en jeu.

1 : « For those of us who want to climb to the top of the food chain, there can be no mercy. There is but one rule. Hunt or be hunted. » House of Cards, saison 2 épisode 1, version originale, réalisé par Carl Franklin, 2014.2 : Voir Annexe 1.

3 : Sexisme en politique : un mal dominant, réalisé par Stéphanie Kaïm, France 5, 2015, 3mn30. Il est possible de voir le documentaire à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=gS9H3vFivlk (consulté le 12 Octobre).

4 : Ibid, 3mn40.

5 : MACHIAVEL, Le Prince, Le Livre de Poche, 2000 (Publié pour la première fois en 1532), p.128.

6 : EHRHART, W. D., Passing Time : Memoir of a Vietnam Veteran against the War, Mc Farland, 1986, p.183 : citation originale : «  I am not gonna be the first American president to lose a war ».

7 : MACHIAVEL, Le Prince, Le Livre de Poche, 2000 (Publié pour la première fois en 1532), p.174.

8 : LEVITT, Steven D. & DUBNER, Stephen J., Freakonomics, Folio Actuel, 2014, p.47.

9 : Ibid, p.47-48.

10 : Power corrupts: absolute power corrupts absolutely. Lord Acton, 1887.

11 : ALAIN, Propos sur les pouvoirs, Folio, 1985 (première édition : 1925), 384 pages.

12 : OFFERLE, Michel, Les Partis politiques, PUF, Que sais-je ?, 2012, p.47.

13 : MICHELS, Robert, Les partis politiques, Editions de l’université de Bruxelles, 2009 (Première édition :1914), 271 pages.

14 : Aux Etats-Unis, les midterms sont les élections de mi-mandat.

15 : BAGDIKIAN, Ben H. The New Media Monopoly, BEACON PRESS, 2004, p.83, citation originale : “It was admitted by White House aides that the timing of the war announcement was calculated for maximum political effect on the approaching midterm elections. Andrew H. Card Jr., the White House chief of staff coordinating the effort, was asked why, if the White House knew during the summer that it would go to war in the fall, it had waited until the September election campaign season. Card replied, “You don’t introduce new products in August.”.

16 : Tiré de LE NAOUR, Jean-Yves, Historia spécial n°9, janvier 2013, p.70.

17 : PLATON, Gorgias, FLAMMARION, 2007, p.151.

18 : Ibid, p.144

19 : TESTART, Jacques, L’humanitude au pouvoir : comment les citoyens peuvent décider du bien commun, SEUIL, 2015, p.33.

20 : BOUTMY, Émile, Quelques idées sur la création d’une Faculté libre d’enseignement supérieur, 1871.

21 : Tout deux dans l’ordonnance n° 45-2283 du 9 Octobre 1945 commandée par Charles de Gaulle.

22 : MACHIAVEL, Le Prince, Le Livre de Poche, 2000 (Publié pour la première fois en 1532), p.94-95.

23 : MONTESQUIEU, De l’Esprit des Lois, Livre XI, chapitre IV.